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La pipe de Maigret: une bouffarde ou rien…

La couverture de ce premier volume paru aux Presses de la Cité, qui regroupe deux enquêtes de Maigret, pousse les illustrateurs, à cause de son titre mais aussi parce que celui-ci est sans doute plus parlant et plus facile à illustrer que Maigret se fâche, à privilégier l’image sui generis d’une pipe. Sur la couverture de l’édition originale, l’instrument indispensable au commissaire est posé dans un cendrier, et accompagné d’une boîte d’allumettes. Le nom du héros est habilement dessiné par la fumée qui s’échappe du fourneau de la pipe. L’image est reprise dans son esprit pour la première édition espagnole, mais l’illustrateur y a ajouté un paquet de tabac. On retrouve pipe, cendrier et allumettes dans une réédition française de 1969, et un paquet de tabac dans une autre réédition française de 1976.

La grande majorité des éditions nous présentent une pipe, souvent tenue par une main, parfois accompagnée d’autres détails.

D’autres éditions nous montrent la pipe, accompagnée de son propriétaire.

Dans cette édition néerlandaise, la pipe est posée sur le visage d’un autre personnage, Joseph.

Maigret se fâche: une vieille dame, une noyée et des chiens

Ce roman a été pendant très longtemps édité dans le même volume que La pipe de Maigret. Ce n’est qu’en 2010 que Le Livre de Poche en a proposé une édition séparée. Par contre, plusieurs éditions en langues étrangères ont paru plus tôt.

Pour illustrer ce titre qui n’évoque rien de précis (Maigret se fâche, certes, mais pour quelle raison ?), il faut connaître certains éléments de l’intrigue. A défaut, on présentera une couverture au motif sans lien direct avec cette intrigue.

Parmi les éditions pour lesquelles on peut identifier un lien entre l’illustration et le thème du roman, on trouve une maison de campagne qui pourrait être celle de la retraite de Maigret, l’écluse où s’est noyée Monita, un corps dans l’eau, un village qui pourrait être Orsenne, les chiens de Malik , Maigret dans son jardin, Mme Amorelle rendant visite à Maigret, Mme Amorelle abattant Malik.

Maigret à New York: Empire State Building et statue de la Liberté

Ce roman au titre parlant permet facilement d’en faire l’illustration: on choisit l’un ou l’autre monument de la ville, et le tour est joué… Néanmoins, quelques éditions vont faire d’autres choix.

L’édition originale illustre l’incipit du roman, lorsque le bateau, sur lequel Maigret a fait la traversée, arrive dans le port de New York, permettant au voyageur un coup d’oeil sur la statue de la Liberté. On retrouve cette statue dans d’autres éditions.

De nombreuses autres éditions choisissent de présenter une vue sur les monuments les plus célèbres de New York.

Certaines éditions proposent une « vue sur la ville », version « New York by night », tandis que d’autres préfèrent montrer un élément qui représente symboliquement la ville: immeuble à la hauteur vertigineuse ou mur gris flanqué d’une affiche publicitaire, juke-box, policier au costume typique.

D’autres éditions font le choix d’illustrer un des thèmes du roman: Maigret devant le cinéma qui donne un film de Laurel et Hardy, J and J et Jessie, l’attentat contre le vieil Angelino.

Une édition néerlandaise présente le violon et la clarinette des J and J, et une édition portugaise montre les hauts immeubles de New York sous une forme stylisée.