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Les caves du Majestic: cadavre au sous-sol et serveur en gants blancs

Comment illustrer ce titre, qui évoque à la fois un endroit « souterrain » et le luxueux palace ? Certains illustrateurs, par connaissance du thème initial de l’intrigue, à savoir la découverte d’une femme étranglée dans une armoire du vestiaire au sous-sol d’un grand hôtel parisien, décident de mettre le meurtre en image: on verra donc soit un cadavre de femme, soit la scène de l’étranglement.

D’autres éditions vont plutôt présenter une image qui illustre le mot « Majestic », autrement dit le thème du grand palace. Pour ce faire, on peut montrer les hôtels d’une grande place parisienne, ou un élément qui les évoque: clefs, petit déjeuner, majordome en gants blancs, bagagiste, ou autre membre du personnel.

D’autres éditions ont diverses façons d’évoquer des thèmes du roman: une édition norvégienne présente la rencontre de Maigret et Ellen Darroman; dans des éditions néerlandaises, on propose un sobre « 67 », qui est le numéro de Donge pour la machine de pointage, le papier servant à écrire les lettres de Donge, ou la machine à pointer; une édition danoise et une édition géorgienne illustrent l’armoire du vestiaire où on a découvert le corps de Mrs Clark; enfin, une édition anglaise illustre l’intrigue d’une façon macabre et saisissante: une tête de mort coiffée d’un bonnet de cuisinier.

 

La maison du juge: une belle demeure, la vieille Didine et les seins de Lise

Le titre généraliste de ce roman implique au moins deux choix d’illustration, si on le suit à la lettre: présenter une maison ou… un juge. Mais pour qui veut creuser un peu le sujet, d’autres thèmes peuvent s’imposer. On trouve donc des éditions qui proposent l’image d’une belle demeure, ou d’un élément de celle-ci qui la représente, tel un escalier.

Un autre choix consiste à représenter un juge, ou un élément qui le symbolise. En réalité, cette option est très peu employée, sans doute parce qu’elle n’est pas vraiment parlante.

Les illustrateurs choisissent donc d’autres thèmes à illustrer: par exemple, la fameuse scène qui ouvre le chapitre 3, où Maigret pénètre dans la chambre de Lise: « Dans un lit Louis XVI, une jeune fille était étendue, presque assise, car elle se soulevait sur un coude, et, dans le mouvement qu’elle faisait pour regarder vers la porte, un sein lourd, gonflé de sève, s’échappait de sa chemise de nuit. »

On trouve encore d’autres thèmes dans les illustrations, par exemple le visage de Didine ou des pêcheurs rapportant leur prise. On notera cette édition où l’illustrateur a simplement dessiné un calendrier, qui donne la date où débute l’enquête.

 

Cécile est morte: une fille dans un placard

Le titre amène de lui-même un choix d’illustration: présenter une jeune fille (Cécile), soit simplement par son portrait, soit dans une des scènes du roman, en particulier son assassinat.

Certaines éditions ont fait d’autres choix, par exemple présenter le lieu où s’est passé le meurtre de Cécile (le Quai des Orfèvres), ou proposer une scène du roman, comme la rencontre de Maigret et Nouchi, ou encore montrer un objet qui évoque l’intrigue: les horloges chez Juliette, le cadre où était cachée la lettre compromettante, ou le chapeau de Cécile.