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Maigret et le tueur: un parapluie, un couteau, et un magnétophone

Difficile d’illustrer le titre de ce roman, publié en octobre 1969, sans en connaître la trame. La couverture de l’édition originale choisit de présenter la devanture d’un bar, pour évoquer sans doute le café d’où est sorti Antoine Batille avant son agression. On retrouve ce café, aussi vu de l’intérieur avec ses consommateurs, dans d’autres éditions.

Certaines éditions choisissent de présenter une scène du roman: agression contre Antoine, ou découverte de son corps.

D’autres éditions préfèrent montrer un objet évoquant l’intrigue: couteau du tueur ou magnétophone d’Antoine.

Certaines éditions présentent une « image d’ambiance », par exemple une rue sous la pluie qui baigne le début du roman.

Enfin, certaines éditions montrent la silhouette du tueur, en imperméable et chapeau, tel qu’il a été aperçu par les témoins.

Maigret et le marchand de vin: des tonneaux et des bouteilles

Le titre de ce roman, publié en février 1970, est relativement facile à illustrer: il suffit de montrer un objet qui a un rapport avec le vin. C’est ce que de nombreuses éditions ont fait, en présentant soit des tonneaux, soit des bouteilles de vin. L’édition originale propose une façon habile d’évoquer l’intrigue: l’image montre un tonneau, sur lequel apparaît la façade d’un immeuble qui pourrait être l’hôtel de Mme Blanche.

D’autres éditions choisissent de présenter un bistrot, vu de l’extérieur ou de l’intérieur, et qui peut évoquer le bistrot du père de Chabut.

Mais d’autres choix d’illustration sont possibles. Ainsi, une édition japonaise propose les entrepôts du marchand de vin, tandis qu’une édition espagnole montre le meurtre de Chabut, et qu’une édition norvégienne illustre une scène entre Maigret et Mme Chabut, lorsque celle-ci lui montre les lettres des maîtresses de son mari.

Enfin, mentionnons cette édition néerlandaise, qui présente « l’écharpe de laine bleu marine que Mme Maigret lui avait tricotée » et que Maigret revêt au début du roman; et cette édition anglaise, qui illustre plaisamment le surnom donné à Anne-Marie: « la Sauterelle ».

La folle de Maigret: le chapeau de la vieille dame

Ce roman est publié en novembre 1970. Son titre nécessite une certaine connaissance de l’intrigue pour en faire une illustration évocatrice. L’édition originale présente une image du chapeau blanc de la vieille dame. Une édition anglaise reprend l’image d’un chapeau, auquel elle adjoint le revolver, objet des convoitises du Grand Marcel; une édition finnoise présente un autre accessoire vestimentaire de la vieille dame: ses gants de fil blanc.

Certaines éditions font le choix d’illustrer le personnage de la vieille dame, sans qu’il corresponde d’ailleurs toujours à la description qui en est faite dans le roman: « une petite vieille toute menue qui portait un chapeau blanc, des gants de fil blanc, une robe gris fer. Elle avait les jambes très maigres, un peu arquées par l’âge. »

D’autres éditions présentent une illustration qui évoque le marchand d’oiseaux en bas de l’immeuble où habitait la vieille dame.

Une réédition aux Presses de la Cité montre des coussins, invoquant ainsi le meurtre de la vieille dame, qui a été étouffée avec un coussin. Une édition danoise présente le personnage de Billy Louette en musicien. Une édition italienne illustre le voyage en train que Maigret accomplit jusqu’à Toulon.