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Maigret, Lognon et les gangsters: borsalinos et bar américain

Ce roman est publié en février 1952. L’illustration de ce titre semble aller de soi: montrer l’inspecteur Malgracieux aux prises avec les gars de Chicago… Pourtant, la couverture de l’édition originale fait un choix différent: on y voit ce qui doit être une évocation du décor de chez Pozzo: « sur les murs couverts de boiseries, étaient accrochées des photographies de boxeurs et d’artistes, surtout de boxeurs, la plupart dédicacées. » Lors de la réédition du roman trois ans plus tard, on reprend un décor de bar, mais cette fois avec la focalisation sur les bouteilles et les verres. On retrouve un bar dans une édition allemande, et des photos dédicacées dans une édition espagnole.

D’autres éditions préfèrent montrer les gangsters, ou un objet qui les représente, tels les chapeaux typiques.

D’autres éditions présentent l’attentat contre Sloppy Joe, mais de façon plus mouvementée que dans le roman: dans celui-ci, en réalité, Lognon n’est témoin que de la scène où on jette un corps hors d’une voiture.

Dans certaines éditions, on retrouve la voiture volée par les gangsters.

D’autres éditions choisissent de nous montrer la scène de l’arrestation des gangsters au Bon-Vivant.

Enfin, mentionnons cette édition portugaise, qui montre de façon symbolique la tentative de mainmise des gangsters américains sur la ville parisienne.

Le revolver de Maigret: un revolver, what else ?

Ce roman est publié en septembre 1952. Pour en illustrer la couverture, rien de plus facile: il suffit de montrer une arme à feu quelconque, et l’entourer d’objets ou d’un décor ayant quelque rapport avec l’intrigue. C’est la solution que choisissent de nombreuses éditions.

Certaines éditions choisissent de montrer un autre objet important de l’intrigue, comme la malle où se trouve le cadavre de Delteil.

D’autres éditions privilégient l’illustration d’un personnage de l’intrigue, par exemple Jeanne Debul, ou la sœur d’Alain Lagrange, ou Alain lui-même caché sous le lit de l’hôtel Savoy.

Certaines éditions présentent un décor londonien: pont sur la Tamise et « bobby », ou place de la ville.

Enfin, mentionnons cette réédition aux Presses de la cité, reprise par une édition finnoise, qui illustre le thème du repas préparé par Mme Maigret au début du roman: lorsqu’Alain Lagrange est allé boulevard Richard-Lenoir, elle était en train de préparer un rôti; comme elle l’explique à son mari: « A un moment donné, j’ai dû faire frire des oignons et j’ai fermé la porte de la cuisine pour que l’odeur ne se répande pas. » C’est sans doute le moment qu’Alain a choisi pour s’emparer du revolver, puis s’enfuir.

 

Maigret et l’homme du banc: un type sur un banc, des souliers jaunes et des imperméables

Le titre de ce roman, publié en janvier 1953, est assez parlant pour en permettre aisément l’illustration. On trouve donc de nombreuses éditions où est représenté un banc public, sur lequel on trouve en général un homme assis; l’édition originale montre un banc désert, et c’est le cas dans plusieurs autres éditions.

Certaines éditions proposent des décors: le boulevard Saint-Martin et sa porte, ou l’impasse où a eu lieu le meurtre.

On peut aussi illustrer des scènes du roman, comme la découverte du corps de Thouret, ou l’enterrement à Juvisy.

Certaines éditions choisissent de présenter un objet important de l’intrigue: les souliers jaunes de Thouret, les imperméables du magasin, ou les billets de banque qui évoquent le butin amassé par Thouret.