Sélectionner une page
D’après nos recherches, les deux premiers romans Maigret qui ont été traduits sont Monsieur Gallet, décédé et Le Chien jaune, qui parurent en 1931 déjà en norvégien. En 1932, l’éditeur américain Covici, Friede publia des traductions de Monsieur Gallet, décédé et Le Pendu de Saint-Pholien ; Mondadori publia en italien des traductions de L’Ombre chinoise, Le Pendu de Saint-Pholien, Le Charretier de « La Providence », Le Chien jaune et La Guinguette à deux sous ; un éditeur portugais faisait paraître une traduction de La Tête d’un homme, tandis qu’un éditeur brésilien publiait les traductions de Monsieur Gallet, décédé, Le Chien jaune et Un crime en Hollande ; les Norvégiens continuaient avec les traductions de Pietr le Letton, Le Pendu de Saint-Pholien, Le Charretier de « La Providence », La Nuit du carrefour, Un crime en Hollande ; et les Danois entraient en lice avec deux traductions : Le Pendu de Saint-Pholien et Le Chien jaune ; enfin paraissait une première traduction en espagnol de Pietr le Letton. En 1932, il existait donc déjà vingt-et-une traductions pour dix romans Maigret, et dans six langues.
En 1934 paraissait le dernier roman de la série Fayard, Maigret. Quel bilan pouvait-on faire cette année-là pour les traductions ? Les dix-neufs romans de cette série avaient été traduits en italien. Dix en norvégien, six en anglais et en danois, cinq en espagnol et en tchèque, quatre en portugais, trois en allemand et en suédois, un seul en néerlandais et en polonais. Autrement dit, en 1934 il existait soixante-trois traductions des romans de la collection Maigret, dans onze langues.
Le Pendu de Saint-Pholien et Le Chien jaune connaissaient chacun huit traductions ; Monsieur Gallet, décédé et Pietr le Letton six traductions ; Le Charretier de « La Providence », La Nuit du carrefour et Un crime en Hollande cinq traductions ; La Tête d’un homme quatre traductions ; Au Rendez-Vous des Terre-Neuvas, La Danseuse du Gai-Moulin, L’Ombre chinoise, L’Affaire Saint-Fiacre et Le Fou de Bergerac deux traductions ; enfin, une seule traduction pour La Guinguette à deux sous, Chez les Flamands, Le Port des brumes, Liberty Bar, L’Ecluse n° 1 et Maigret.
En 1935, le norvégien proposait quatre nouvelles traductions, l’allemand trois, l’espagnol deux, tandis que le japonais et le letton faisaient paraître chacun une première traduction (respectivement pour La Tête d’un homme et La Danseuse du Gai-Moulin). Nous avons recensé pour 1936 six nouvelles traductions, dont la première en roumain (La Tête d’un homme) ; sept nouvelles traductions pour 1937, une seule pour 1938 et deux pour 1939.
En 1937, tous les romans Maigret du cycle Fayard avaient été traduits en norvégien. Il fallut attendre 1941 pour l’anglais, et le milieu des années 1940 pour le danois. Pour l’espagnol, ce fut chose faite au début des années 1950. Pour l’allemand et le néerlandais, ce ne fut pas avant les années 1960, et encore plus tard pour le portugais, le japonais et le tchèque. A ce jour, ni le suédois, ni le letton, ni le polonais n’ont encore traduit certains des romans du cycle Fayard.